Halte aux idées reçues : la conférence de presse

Mardi 17 janvier, deux jours avant la sortie en librairie du livre Chômage, Précarité : Halte aux idées reçues, une conférence de presse était organisée à Paris. Journalistes, représentants des vingt-cinq organisations parties prenantes, le public était nombreux pour cet événement éditorial inédit pour le mouvement social.

Nous reproduisons ci-dessous l’intervention de Jean-François Yon qui a présenté le livre mais a aussi donné une feuille de route pour les initiatives qui jalonneront les prochains mois afin d’impulser avec ce titre le plus grand nombre possible de débats citoyens.

On trouvera également ci-dessous un extrait de la revue de presse très fournie (sous forme de liens).

Conférence de presse du 17 janvier 2017
Jean-François Yon, coordinateur de la rédaction

Bonjour à tous,

Jacqueline Balsan, présidente du MNCP, Georges Arhiman, président des Amis du MNCP Partage et moi-même, coordinateur de la réalisation du livre, sommes heureux de vous accueillir pour cette conférence de presse.

Merci aux journalistes de leur présence ainsi qu’aux représentants de toutes les organisations auteures d’un chapitre de ce livre. Merci à Agnès Willaume et Pierre-Edouard Magnan qui ont contribué à mes côtés à sa réalisation ainsi que toute l’équipe des Editions de l’Atelier.

Pour la conférence de presse, nous vous proposons de la débuter, à l’issue de mon intervention, avec sept représentants d’organisations qui interviendront à partir de l’idée reçue traitée dans le livre.

  • Jean-Charles Steiger, pour le SNU/FSU
  • Pascale Ribes, pour l’APF
  • Florent Gueguen, pour Fédération des acteurs de la Solidarité (ex-FNARS).
  • Jean-Baptiste Eyraud pour DAL
  • Thierry Kuhn, pour Emmaüs
  • Annick Coupé, pour ATTAC
  • Malika Zediri, pour APEIS.

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C’est pourquoi aujourd’hui, le livre est un outil pour organiser partout où cela sera possible des débats sur les thèmes portés par celui-ci afin de favoriser cette prise de conscience, réduire le repli sur soi mortifère et pousser à l’action.

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Le MNCP depuis plus d’un an travaille à la réalisation de cet ouvrage avec pour objectif d’associer un nombre d’organisations le plus large possible…

Petit à petit, pierre après pierre, le résultat a dépassé nos espérances… Ce sont 25 organisations associatives et syndicales qui se sont lancées avec nous dans cette aventure et qui sont devenues chacune auteure d’un des chapitres.

Les 25 organisations sont différentes, il peut y avoir des désaccords mais elles ont un point essentiel qui les unit : chacune à leur manière, elles luttent contre le chômage et la précarité, pour les droits des chômeurs et précaires ; c’est à partir de ce dénominateur commun que nous avons travaillé, ayant la conviction que l’action de chaque organisation porte en elle une partie de la solution.

Pourquoi notre initiative. ? Cela fait quarante ans que le chômage et la précarité existent. Sans que ces deux fléaux reculent. Au contraire. Durant ce quinquennat mais aussi durant toute la longue période qui l’a précédé, nous fût annoncée régulièrement la promesse, jamais tenue, d’une inversion de la courbe du chômage.

  • Pour changer la donne et avancer, il faut agir pour un rapprochement plus conséquent – une véritable alliance – entre les forces associatives et syndicales qui luttent contre le chômage.
  • Relier les initiatives, faire pression ensemble pour qu’adviennent des réponses plus fortes localement et nationalement dans le domaine de la défense et l’accès aux droits des chômeuses, chômeurs et des précaires mais aussi dans le domaine de la création d’activités innovantes ayant d’autres valeurs que le libéralisme économique.
  • Cette démarche de collectifs d’organisations pour résister plus fortement à l’injustice sociale se développe. À titre d’exemples, France solidaire pour la justice fiscale ; celle des emplois climats pour la création d’1 million d’emplois ; celles sur le logement, l’hébergement afin d’assurer un toit pour tous ou d’autres à l’occasion plus spécifiquement des élections comme celle intitulé « une autre campagne » contre la pauvreté du réseau ALERTE ou celle qu’initie ATTAC « Nos droits contre leurs privilèges ».
  • C’est donc aussi cette démarche d’un collectif très élargi que nous avons essayé de faire avec ce livre. Chaque organisation y déconstruit, une idée reçue, présente des réalisations et formule des propositions.
  • Il nous a paru important de partir des idées reçues car elles sont aussi le révélateur du chemin exigeant à parcourir pour avancer plus avant dans la résolution des problèmes qui nous occupent.
  • Convaincre que la très grande majorité des chômeurs et précaires ne sont pas des fraudeurs, des planqués et des profiteurs, que les chômeurs peuvent créer leur activité, que le droit du travail n’est pas un obstacle pour créer de l’emploi, qu’une véritable réduction du temps de travail, une véritable réforme fiscale y concourront.

  • Nous aurons l’occasion d’intervenir près des candidats aux élections pour porter nos propositions et tenter enfin de faire progresser l’idée que les chômeurs et précaires doivent être soutenus pour pouvoir s’organiser collectivement et soient aussi largement représentés là où se décident leur sort pour défendre eux-mêmes leurs droits.
  • Il nous faut parler aussi de la participation de Ken Loach à nos côtés : le réalisateur de « Moi Daniel Blake », palme d’or du Festival de Cannes en 2016. Après avoir entendu son intervention très politique à Cannes au moment de la remise de la palme d’or, il nous est apparu évident que c’était lui qui devait préfacer notre livre. Lorsque nous l’avons contacté,  il a tout de suite été très motivé par notre projet et a donné son accord.
  • Avec le film, la préface de Ken Loach apporte une dimension européenne à ce qu’est la situation d’exclusion que vivent les chômeurs et précaires en Europe, en soulignant aussi justement, que face au rouleau compresseur libéral mondialisé, les résistances pour peser devraient aussi beaucoup plus dans l’avenir se développer au niveau européen.
  • Nous pensons par ailleurs avec d’autres que des changements ne seront possibles que si un nombre beaucoup plus important de citoyens se mobilisent et agissent déjà en s’engageant dans nos organisations et dans d’autres.
  • Nous avons conscience d’être attelé à une tâche de longue haleine de (re)conquête de l’espace politique par les citoyens.
  • C’est pourquoi aujourd’hui, le livre est un outil pour organiser partout où cela sera possible des débats sur les thèmes portés par celui-ci afin de favoriser cette prise de conscience, réduire le repli sur soi mortifère et pousser à l’action.
  • Une quinzaine d’événements sont déjà programmés, une quarantaine d’autres sont en cours d’organisation à Paris et dans les régions. Ce travail d’organisation est assez long car il s’agit d’associer un maximum d’instances locales des organisations impliquées et un certain nombre se ne connaissent encore que peu.
  • Ces événements prendront la forme de rencontres-débats avec ou sans support du film de Ken Loach, des conférences de presse, des présentations et discussion en librairies, dans divers forums.
  • Pour nourrir notre motivation, pour nous aider dans la mise en œuvre de nos initiatives présentes et à venir, nous devons penser aux générations de militants qui nous ont précédées depuis plus de deux siècles, qui se sont battus – certains en y laissant la vie – pour gagner les droits dont nous bénéficions, mais être aussi à la hauteur des générations futures qui ne doivent pas avoir tout à reconquérir à cause de notre passivité, notre indifférence ou de ne pas avoir su développer ensemble des actions et stratégies adaptées.

 

Revue de presse (extrait)

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